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Vu par Zibeline

Hommage chorégraphié à Léonard Cohen par Les Ballets Jazz de Montréal

So long, Léonard!

• 10 janvier 2019 •
Hommage chorégraphié à Léonard Cohen par Les Ballets Jazz de Montréal  - Zibeline

Les Ballets Jazz de Montréal rendent un hommage chorégraphié au chanteur et poète Léonard Cohen, qui a tiré sa révérence en 2016. Dance me, qui avait été apprécié et approuvé par l’artiste, a fait les bonheurs de la salle comble du théâtre des Salins. La vie du poète est retracée au fil de ses chansons. Les quatorze danseurs de la troupe revisitent en cinq saisons les textes et les mélodies, lors de solos, duos, ou tableaux d’ensemble superbement orchestrés. On retiendra ainsi la prouesse du jeu avec des boîtes et une série de machines à écrire sur Tower of song, et la poésie des gestes, la finesse et l’énergie des interprètes qui habitent le répertoire sur des chorégraphies d’Annabelle Lopez Ochoa, Andonis Foniadakis et Ihsan Rustem, rassemblés par le directeur artistique du projet, Louis Robitaille. Le mouvement devient indissociable des mots, tandis que la silhouette de Léonard Cohen, en manteau long et coiffée d’un chapeau, traverse la scène, hante de sa présence les temps de cette création tout en épure et virtuosité. Les diverses formations s’enchaînent avec une souple cohérence dans ce spectacle éclectique, accompagnées de projections vidéo. Le traitement de la lumière offre de subtils changements de plateau, effaçant et dévoilant tour à tour les personnages. Des extraits de poèmes et d’entrevues avec Léonard Cohen viennent apporter la chair d’une présence et rendent encore plus émouvants les morceaux choisis. Le spectateur oscille entre l’écoute de la voix profonde et chaleureuse et ce qui se passe devant lui. Grâce d’un geste, poésie d’une inflexion, plongée dans l’humus des souvenirs… Suzanne, So long Marianne, Hallelujah… certaines chansons seront interprétées par des danseurs en live, îlots d’émotion tangible… L’œuvre se transcrit dans la chair des évolutions, corps tendus à l’extrême, vifs, souples, s’accordant aux rythmes les plus complexes, glissant ici des pas de tango qui se moulent aux rythmes du jazz, élans classiques mués en entrechats contemporains, portés aériens, envols… « Dance me to the end of love »…Ah ! « so long ! ».

MARYVONNE COLOMBANI
Janvier 2019

Dance me a été dansé le 10 janvier au théâtre des Salins, Martigues

Photo: dance-me © Thierry du Bois


Théâtre des Salins
19 Quai Paul Doumer
13692 Martigues
04 42 49 02 01
www.les-salins.net