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Pascale Picard nouvelle conservatrice du musée Réattu d'Arles présente ses orientations

Réattu s’entête

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Pascale Picard nouvelle conservatrice du musée Réattu d'Arles présente ses orientations - Zibeline

Revoir Réattu… le nouvel accrochage des collections marque la nomination à la tête du musée Réattu d’une nouvelle conservatrice. À nouvelle direction, nouvelles orientations ? Pascale Picard s’en est entrenu avec Zibeline. L’entretien est en écoute sur la WebRadioZibeline.

En prenant à son tour les rênes du musée Réattu, Pascale Picard poursuit les liens complices tissés avec la ville. Après avoir assuré la responsabilité des collections ethnographiques du Museon Arlaten, ce docteur titulaire d’une thèse sur Ingres et l’antique, a travaillé comme conservatrice au Musée départemental Arles antique et fut la commissaire de la récente et très remarquée exposition Rodin, la lumière de l’antique. Quand Michèle Moutashar, son prédécesseur, avait scellé son mandat d’une large part accordée à l’art contemporain (Nuages, sa dernière exposition dans le cadre de Marseille-Provence 2013), dans une continuité mesurée, Pascale Picard entend appuyer son action sur le patrimoine et les collections d’un musée des Beaux-Arts, sous la figure tutélaire du peintre arlésien qui donna son nom à l’établissement. À l’abri des bâtiments de la Commanderie de Malte classés aux Monuments Historiques, il s’agit d’amplifier le travail scientifique à l’endroit des 4 600 œuvres, «cœur palpitant du musée», et poursuivre les actions en direction «du public sans lequel le musée n’existe pas». Si la politique d’acquisition nécessite une pause et réflexion -les budgets imposent leur dictat- elle n’est pas pour autant remise en cause dans le principe. Une sculpture de Jean-Blaise Picheral, artiste travaillant à Arles et responsable de la galerie Archipel, a rejoint récemment la section d’art contemporain. D’un autre côté, la gestion et la conservation ne sauraient être la seule justification d’un établissement muséal. Bien que de statut municipal, le Réattu doit sa réputation au-delà des frontières camarguaises pour bonne partie à ses collections (donation Picasso, département photographique) comme à sa politique d’expositions. Plusieurs projets sont dans les cartons. Des temps forts ponctueront l’année avec des prêts exceptionnels comme au moment de l’ouverture de la Fondation Van Gogh. Cet été lors des rencontres de la photographie, un hommage sera rendu à Lucien Clergue, pionnier avec Jean-Maurice Rouquette de la création dans un musée des Beaux-Arts d’une collection photographique dont on fêtera les cinquante ans en 2015. Puis retour à l’art néoclassique de Jacques Réattu en 2016. Cible de cette nouvelle programmation, le public arlésien en particulier saura-t-il réapprendre le chemin du Réattu ?Laure-Guilhot,-Rhyzotopia,-2011-et-deux-peintures-d'Antoine-Raspal,-vers-1775_1780,-Coll.-musée-Réattu-©-C

CLAUDE LORIN

Janvier 2014

Revoir Réattu
Musée Réattu, Arles

Photos
Jacques Réattu, Demi-figure peinte, 1789. Coll. musée Réattu. Dépôt de l’ENSBA de Paris 2007. Huile sur toile – 100×80 cm
Laure Guilhot, Rhyzotopia, 2011 et deux peintures d’Antoine Raspal, vers 1775/1780, Coll. musée Réattu © C. Lorin/Zibeline


Musée Réattu
10 rue du Grand Prieuré
13200 Arles
04 90 49 37 58
http://www.museereattu.arles.fr/