Requiem pour un keupon de Rémi Pépin au Castor Astral

Punk is not deadLu par Zibeline

Requiem pour un keupon de Rémi Pépin au Castor Astral - Zibeline

Pour les agités du bocal ayant traversé et gouté à cette période musicale indépendante complètement folle et hors-norme, mais également pour celles et ceux qui, trop jeunes à l’époque, auraient volontiers opéré à un come-back en Doc Martens coquées, le témoignage de Rémi Pépin s’avère autant historique que passionnant. Graphiste indépendant (auteur de Rebelles, une histoire de rock alternatif) ou ancien membre du groupe Guernica (où il tenait la basse), l’auteur de ces lignes « de crêtes » pose la date du 11 novembre 1989 comme un hara-kiri, ou peut-être une véritable catharsis : le clap de fin de Bérurier Noir au terme de trois folles soirées à l’Olympia.  Publié chez Castor Astral, Requiem pour un keupon, 11 novembre 1989, Bérurier Noir fait Seppuku à l’Olympia se dévore comme une chronique semée de rencontres plus déjantées les unes que les autres, des Béru évidemment, mais aussi les VRP, les Garçons Bouchers, les Satellites, la Mano Negra, les Wampas… L’alternatif français du rock, véritable contre-culture urbaine, sociale, et musicale, aura cru à son étoile dans ce monde contestataire, à coups de fanzines et de concerts sauvages jusqu’au légendaire « La jeunesse emmerde le Front National », slogan passé à la postérité mais reflet indéfectible d’une époque et d’un monde peuplé de petits agités voulant vivre libre ou mourir.

FRED ISOLETTA
Novembre 2020

Requiem pour un keupon, Rémi Pépin, Éditions Castro Astral, 15,90€