My kid de Nir Bergman : le combat d'un père, en salles le 5 janvier

My kidVu par Zibeline

My kid de Nir Bergman : le combat d'un père, en salles le 5 janvier - Zibeline

Le troisième long métrage de Nir Bergman – Sélection officielle du Festival de Cannes 2020 – s’ouvre sous le signe du Kid, qu’un jeune adulte, Youri (Noam Imber), regarde en boucle sur sa tablette, sourire aux lèvres. Youri qui refuse de traverser une route de peur d’écraser un escargot, Youri qui nourrit chaque jour ses poissons rouges. « Papa, est-ce que j’aime Maman ? Est-ce que j’aime le jaune ?… Est-ce que j’aime… ». Youri est autiste et ne peut vivre qu’accompagné de son père Aharon (Shai Avivi) qui a mis sa vie entre parenthèses depuis son divorce pour s’occuper entièrement de lui. Mais sa femme Tamara (Smadar Wolfman) juge qu’il faut trouver à Youri un « lieu qui lui corresponde ». Ni le père, ni le fils ne sont prêts à cette séparation. Sommé par la justice de l’amener dans l’institution spécialisée que Tamara a eu du mal à trouver, Aharon, face à la violente crise de désespoir de Youri sur le quai de la gare, n’a qu’une issue, fuir. Commence alors un périple à travers le pays, de Haïfa à Bee’r Sheva, Eilat, Tel Aviv… Un père trouvant à chaque instant des solutions comme fabriquer un flip book avec les images du Kid quand le chargeur de la tablette est en panne ou se mettant à danser avec lui, sur Gloria, dans une fête foraine. Une superbe et émouvante séquence. Un père courage qui va devoir surmonter ses propres peurs pour que son fils puisse vivre, loin de lui, enfin.

ANNIE GAVA
Janvier 2022

Photo © MK2 films