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Retour sur deux classiques, La Jeune fille et la mort et Le sacre du printemps, présentés à l’Opéra de Marseille

Musique et danse au diapason

Retour sur deux classiques, La Jeune fille et la mort et Le sacre du printemps, présentés à l’Opéra de Marseille - Zibeline

Historiquement parlant, l’Opéra de Marseille est bicéphale : les deux fresques du hall d’entrée sont des allégories du théâtre lyrique et de la danse. Mais étrangement le Ballet National de Marseille s’y produit sans les musiciens de l’orchestre et la direction de l’Opéra de Marseille, pour compenser ce déséquilibre récurrent entre les deux arts, fait régulièrement appel au chorégraphe néoclassique Julien Lestel.

Les 25 et 26 novembre, ce sont deux partitions phares des histoires de la musique et de la danse qui ont été représentées et, chose de plus en plus rare, jouées en direct par les musiciens de l’Orchestre Philharmonique de Marseille. La jeune fille et la mort (création 2017) a été interprété avec tellement de talent par le must en quatuor des cordes de la formation municipale (Da-Min Kim et Alexandre Amedro aux violons, Magali Demesse à l’alto et Xavier Chatillon au violoncelle), qu’on en aurait oublié les danseurs tournoyant et ondulant au rythme des mouvements et variations imaginés par Schubert.

Pour Le sacre du printemps (reprise de 2013) de Stravinski, le chef Victorien Vanoosten a embrasé la fosse d’orchestre, quand la troupe de danseurs s’est hissée au diapason de la force brute de la partition. Prenant l’argument à la lettre, Julien Lestel a plongé le public dans une préhistoire tellurique et fascinante.

JACQUES FRESCHEL et AGNÈS FRESCHEL
Décembre 2017

La Jeune fille et la mort et Le sacre du printemps ont été dansés les 25 et 26 novembre à l’Opéra de Marseille

Photo : Le Sacre du printemps © Lucien Sanchez


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