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Vu par Zibeline

Le Salon du dessin contemporain, Paréidolie, une vraie réussite qui se prolonge avec une Saison du dessin dès le 20 sept

Mon beau salon

• 30 août 2014⇒31 août 2014 •
Le Salon du dessin contemporain, Paréidolie, une vraie réussite qui se prolonge avec une Saison du dessin dès le 20 sept - Zibeline

Petit format n’interdit pas vrai succès. Cette première édition du Salon du dessin contemporain, Paréidolie est une réussite. Et à Marseille, on s’affaire déjà à la seconde mouture pendant que l’événement se prolonge avec une Saison du dessin.
Côté salon
Ce premier salon consacré au dessin contemporain international (circonscrit à l’Europe) aura accueilli plus de 1 800 visiteurs1. Un vrai beau succès pour cette première marquée par la convivialité efficiente -difficile à atteindre dans les grandes foires habituelles-. Les concepteurs ont eu la prudence et l’intelligence de choisir une petite forme événementielle, comme sur le mode d’Artorama, partenaire par ailleurs. On n’avait pas franchement le choix au vu de la  modestie des moyens, humains, matériels et financiers. Cependant, la synergie avec d’autres structures du réseau Marseille-expos (Vacances Bleues, FRAC, Galerie du 5e, Hydrib…) ou associées comme la galerie Martagon à Malaucène, a su jouer à plein. Doit-on cette proximité à la particularité d’une équipe menée par Martine Robin, composée principalement de femmes (Michèle Sylvander, Lydie Marchi, Françoise Aubert) ? Un des seuls représentants de la gente masculine avec Gérard Traquandi, Bernard Muntaner, en était convaincu. À Zibeline, sensible à cette parité, on veut bien le croire. Car dès les premières heures, force était de constater un enthousiasme manifeste des exposants, des artistes et des visiteurs. Malgré les contraintes des lieux, la mise en espace et l’accrochage, fluides, laissaient place aux œuvres, pour un contact de proximité. Pas de pièce exceptionnellement marquante mais une bonne homogénéité pour une programmation cohérente et variée tant par les esthétiques et les médiums.
Le dessin s’exprimait dans la veine traditionnelle avec Michel Houssin (galerie Martagon), Pascal Berthoud (galerie Analix Forever, Suisse), axé leitmotiv graphique (A.L.I.C.E gallery, Belgique) ou plus conceptuel et géométrique avec les trames de Jennifer Caubet (Hydrib) et MP&MP Rosado (Alarcón Criado Galeria, Espagne), critique sur photocopies d’Efrén Álvarez (galerie Àngels barcelona). Le son était convoqué dans les études de bruit de Benjamin Laurent Aman (Atelier KSR, Berlin) quand le dessin jouait à dessein dans une fiction filmique, Le fils qui dessine de Gwendal Sartre. L’édition était représentée par la revue Roven, une des publications les plus en vue dans le genre.
Côté marché
Les œuvres étaient accessibles pour des prix échelonnés entre 200 à 7 000 euros, avec une moyenne entre 500 et 1 500 et un volume global estimé à 50 000 euros, en tenant compte des ventes sur place et des commandes. «Nous avons reçu une vingtaine de collectionneurs invités français et étrangers, suisses, belges… Qui ont eu des coups de cœur, ont voulu compléter leur collection, ont eu envie d’acheter !» constatait avec satisfaction Martine Robin, malgré la prise de risque que représente une telle première pour les galeries engagées dans l’aventure. Le Prix Vacances Bleues est revenu à Christian Lhopital (galerie chantiers Boîte Noire, Montpellier), sous forme d’achat d’une œuvre complétant la collection existante, et une résidence de création proposée à Jérémie Setton pour cette fin d’année.
Et la suite ?
«Pour les projets, certaines galeries nous ont demandé de participer à nouveau l’année prochaine, presque toutes en fait !» se réjouissait l’organisatrice. Gageons qu’elle sera suivie par les instances décisionnelles et peut-être de nouveaux partenaires puisque Marseille vient de se doter d’un nouvel outil de rayonnement dans un contexte on ne peut plus contrasté pour la culture. Pour l’heure, Paréidolie se prolonge avec sa Saison du dessin, une première aussi, sur la ville et alentours. Débuterons, dès le 20 septembre à Château-Neuf-le-Rouge/Arteum, Le dessin et l’objet  et le 4 octobre, aux Ateliers d’artistes/Château de Servières, À l’heure du dessin, 1er temps. Mais pas de temps à perdre pour les expos qui se terminent à la fin du mois : Le dessin, un genre ? à la Galerie du 5e et Esquisse d’une collection, chez Vacances Bleues, dont on ne dit que du bien.
CLAUDE LORIN
Septembre 2014

Paréidolie, salon international du dessin contemporain a eu lieu les 30 et 31 août, à Marseille

1 Communiqué-bilan et dossier presse sur le site www.pareidolie.net

Écoutez sur WRZ, la web radio Zibeline, Dessine-moi une paréidolie, interviews in vivo par Marc Voiry

Photo : Dessins de Thierry Lagalla, représenté par la galerie Bertrand Baraudou (Paris), Paréidolie, Marseille 2014 © C. Lorin/Zibeline