Le 21 juin l'Alcazar maintient son récital d'opérettes marseillaises pour la Fête de la musique !

Marseille.. comme on aime… aussi !

• 21 juin 2016 •
Le 21 juin l'Alcazar maintient son récital d'opérettes marseillaises pour la Fête de la musique ! - Zibeline

Le 21 juin, l’Alcazar fait de la résistance. Le spectacle « Marseille mes Amours » a bien lieu, contrairement aux concerts à l’Opéra et à La Criée programmés pour la Fête de la musique. Comme souvent, nos responsables ont formidablement anticipé… prenant au dernier moment une décision d’une puissance symbolique forte : la culture se couche face au sport-business ! On n’a pas pensé que programmer un match de l’Euro (ça ne date pas d’hier !) le soir de la Fête de la musique poserait un problème… comme si le 21 juin était une date anodine depuis plus de trente ans en France. Quel rouage grippé a permis qu’une telle énormité survienne ? Résultat : c’est au contribuable de payer la note de l’annulation du concert symphonique de l’Opéra de Marseille !

Et l’on a bafoué le labeur accompli en amont par les artistes. Imagine-t-on la déception des musiciens de l’orchestre universitaire OSAMU qui, après 40 répétitions pour un concert (gratuit) à La Criée, ont vu leur travail anéanti ? Quant à la frustration du public… on n’en fait cas ! Il est juste sommé de rester chez lui, d’abandonner la cité phocéenne à des bandes tapageuses, jouissant de leur passion (les mélomanes n’étant pas, quant à eux, des passionnés… moins bruyants certainement), encadrées par des trains de CRS sur-mobilisés (à nos frais) pour l’occasion.

Bref, revenons-en à l’Alcazar qui a la chance de voir son spectacle programmé… à l’heure dudit match. Du coups les hordes colorées et pétaradantes se trouvent du coté du Vélodrome, à l’autre bout de la ville, lorsque Jean-Christophe Born (ténor), Stéphanie Portelli (soprano) et Lydie Peyrichoux (accordéon) font leur entrée dans la grande salle de conférence remplie d’une assemblée heureuse de célébrer la tradition marseillaise de l’opérette… à l’Alcazar justement, si chargé d’histoire en la matière. C’est à grands coups de célèbres refrains signés Vincent Scotto et René Sarvil, qu’on valse « A petits pas », chante « Miette », reprend en chœur « La Canebière » ou « Le plus beau tango du monde »… Tout un programme joliment pensé, rondement mené, interprété avec lyrisme et gaieté par deux belles voix d’ici, jeunes et dynamiques artistes accompagnés par une virtuose du clavier à bretelles, instrument aux vertus si populaires… pour une fin d’après midi festive qui ravit l’auditoire !

JACQUES FRESCHEL
Juin 2016

Photo : Alcazar/Marie-Anne Baillon

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