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Vu par Zibeline

Clovis Cornillac présente son premier film : une comédie sentimentale sans prétention mais pas sans qualités

Machin, Machine

• 28 avril 2015⇒6 mai 2015, 28 avril 2015⇒6 mai 2015 •
Clovis Cornillac présente son premier film : une comédie sentimentale sans prétention mais pas sans qualités - Zibeline

Dernière étape de la tournée de promotion du film, le cinéma Le Prado a projeté en avant première, ce mardi 28 avril, le premier long métrage de Clovis Cornillac : Un peu, beaucoup, aveuglément.  Devant un public ami et acquis, le néo-réalisateur et ses deux actrices : Mélanie Bernier et Lilou Fogli (Madame Cornillac à la ville), ont répondu aux questions de Xavier Nataf, maître de cérémonie.

Clovis Cornillac sur les planches et plateaux depuis trente ans, débute sa carrière derrière la caméra, par une comédie sentimentale, dans la grande tradition d’un genre où tout est prévisible et dont l’intérêt ne tient que sur le charme des interprètes, la drôlerie du dialogue, l’originalité des situations, le rythme de la partition. Bref, un genre casse-gueule.

C’est Lilou Fogli qui est à l’origine du scénario, se souvenant d’un appartement parisien où on entendait tout ce que faisait un voisin qui partageait bien sûr le même désagrément. Cette vie sonore commune de part et d’autre d’une cloison, source d’agacements mais aussi de fantasmes, offre au film son dispositif et sa réflexion sur le rapport amoureux. Ne pas se voir pour mieux s’entendre ? Ce sera un huis presque clos, avec quelques échappées dans un Paris romantique : le ciel par dessus les toits, les berges de la Seine, les terrasses de café, une salle de concert… L’écran, le plus souvent partagé entre les deux appartements conçus en opposition. Celui de l’inventeur misanthrope et bougon, inadapté au monde ( interprété par Clovis  Cornillac ), antre d’un Nemo orné de formules mathématiques rupestres, encombré de jeux sculptures invendables et celui propret sans grande personnalité de la jeune pianiste aux grosses lunettes, dentelles et col Claudine, en quête d’émancipation, tout aussi inadaptée que son voisin ! Car bien sûr, ces deux-là après une guéguerre gaguesque un peu appuyée, vont se reconnaître et se retrouver ! Ainsi va la comédie sentimentale qui part d’une situation originale pour s’achever dans une uniformisation annoncée dont on dit que c’est un happy end !

Si le film a du mal à démarrer, si les dialogues manquent parfois de brio, il y a quelques jolies idées, celle par exemple de ne pas nommer les personnages principaux qui ne s’appelleront que Machin, Machine (titre initial du film), des scènes efficaces comme celle de l’audition-explosion de l’héroïne. On pourra apprécier une bande-son dans laquelle se côtoient Serge Lama ( Variété vintage, fréquence nostalgie, qu’on a un peu honte d’aimer) et le sublime Chopin qui accompagne la révolution de la protagoniste ! L’ensemble conserve une fraîcheur sympathique et ne prétend à rien d’autre qu’à un plaisir léger. Ce qui n’est pas si mal !

ELISE PADOVANI
Avril 2015

Sortie nationale le 6 mai 2015

Photo : (c) Paramount


Cinéma le Prado
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