Expositions Des artistes dans la cité au MuCEM, double focus sur des artistes marocains

Les artistes marocains ont la paroleVu par Zibeline

• 14 mars 2014⇒2 juin 2014, 20 juin 2014⇒8 septembre 2014 •
Expositions Des artistes dans la cité au MuCEM, double focus sur des artistes marocains  - Zibeline

Sept artistes marocains entrent au MuCEM et nous parlent de leurs vies, d’éducation, de travail et de pouvoir. Des regards de l’intérieur offerts à l’extérieur, et non plus des regards d’européens sur l’ailleurs ! Un renversement rendu possible par Nawal Slaoui qui dirige à Casablanca la structure de production, d’accompagnement et de soutien aux artistes marocains CulturesInterface. Avec Jean-Roch Bouiller, chargé de l’art contemporain au MuCEM, elle propose Des artistes dans la cité qui constitue un double focus sur des artistes attachés au pays où ils vivent, et dont l’implication dans la société est actée. Toutes leurs œuvres sont engagées, d’une manière ou d’une autre : métaphorique, réaliste, poétique, allégorique… Pour cette première vague, les scénographes Olivier Bedu et Juliette Morel soulignent la cohérence des choix curatoriaux à travers un parcours propice aux transparences et aux découvertes. Dans chaque îlot, un artiste, dont l’univers parfois déborde et crée des liens avec les proches. Entre œuvres monumentales : sculpture murale inédite de Faouzi Laatiris, Au commencement il y avait la parole inscrit en lettres miroitantes sur un fond bleu Klein ; la vidéoprojection sur deux écrans de Iqraa (Lis !) de Simohammed Fettaka qui offre une double vision du paysage marocain, l’un bucolique, l’autre urbain, et la prégnance du travail, celui de la bête ou de l’homme ; la construction d’une Ghorfa par Younès Rahmoun, réplique en tissu de l’espace intime dans lequel il vécut durant sept ans dans la maison familiale, produite pour l’exposition. Pièces plus «intimes» : autoportrait vidéo de Youssef Ouchra en forme de performance et son corollaire en résine, ou l’ensemble de photos et vidéos de Hicham Benohoud dénonçant la soumission des élèves face aux directives des adultes. Et d’autres gestes, comme celui plus radical encore de Batoul S’Himi qui nous alerte en mettant le Monde sous pression dans 10 autocuiseurs sculptés. À leur sifflement, le monde sera prêt d’exploser…

MARIE GODFRIN-GUIDICELLI
Mars 2014

#1 L’art en travail
du 14 mars au 2 juin
#2 Passerelle artistique : étrange paradoxe
du 20 juin au 8 septembre
MuCEM, Fort St-Jean, Marseille 2e

Photo : Simohammed Fettaka, Iqraa, 2013, Maroc, 27 min 02, Vidéo HD, 169, couleur, stéréo, sans dialogue, 2013 © Courtesy de l’artiste et CulturesInterface

Mucem
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