Le GR2013 prend le métro à Marseille

Le métro autrement !

• 12 septembre 2013⇒13 septembre 2013 •
Le GR2013 prend le métro à Marseille - Zibeline

À 9h30, c’est l’heure de pointe dans le métro de la Gare Saint Charles. Au milieu de la foule, un monsieur habillé de couleurs vives, chemise rouge de scout et pantalon orange, capte l’attention des petits curieux venus découvrir le parcours sous les terres proposé pour le GR2013. Dans ce lieu encombré, bruyant, en perpétuel mouvement, difficile d’imaginer toute la richesse historique et artistique existante.

Véritable encyclopédie marchante, Nicolas Memain est un passionné d’architecture qui  ne cesse d’arpenter les rues de Marseille d’un œil aiguisé. Fruit d’un long travail de recherche, il construit ce parcours avec l’envie de découvrir comment les designers, architectes, artistes, et politiciens ont pensé et créé ce projet de transports urbains. Le moindre détail devient une source d’information surprenante. En utilisant le métro, les marseillais marchent sur presque 50 ans d’histoire : le sol en lino Pirelli à pastilles a été posé dans le milieu des années 60 ; les courbes des murs sont aussi d’origine et permettent aux voyageurs de se déplacer sans encombre ; résistantes, les tôles ainsi que les briques émaillées sont les principaux matériaux présents depuis le début de la construction du métro en 1973. Si les matériaux sont les mêmes, aucune des stations ne se ressemblent et chacune à son histoire…

Ces histoires, Nicolas Memain les raconte à chaque arrêt de la ligne 2 visitée le vendredi 13 septembre. Il en connaît le moindre artiste : les peintures provençales du français Jean-Claude Quilici à la station Notre-Dame du Mont ou encore les dessins du britannique John Pendray à la station Noailles et Rond-Point du Prado. À la station Noailles, toutes les maquettes exposées servent à illustrer l’histoire des trolleybus, trains à vapeur, tramways et métros. À l’étage supérieur, il laisse les visiteurs imaginer ou se remémorer l’ancien musée des transports de Marseille. La station Castellane fonctionne, quant à elle, comme une rue et ressemble à une pieuvre. Les multiples entrées/sorties ressemblent à des tentacules aspirant les voyageurs au cœur de ces chemins méandreux où l’on trouve des espaces de restaurations rapides et, plus étonnant, la bibliothèque municipale de Castellane. «Marseille a un métro solaire et un tram sous marin» explique l’artiste-marcheur pour justifier la couleur orange du mobilier du métro et bleu du tram. Chaque espace devient prétexte à la curiosité, tels les deux croisements de lignes, tout aussi intéressants : alors qu’à Castellane les lignes se croisent de manière perpendiculaire, elles s’entrelacent à la Gare Saint Charles… la ligne 1 est alors entourée de la ligne 2. Il est tout de suite plus facile d’en comprendre l’organisation !

ANNE-LYSE RENAUT
Septembre 2013

Photo / c-A-L.R

Les balades Le métro de Marseille, d’une station à l’autre ont eu lieu les 12 et 13 septembre dans le cadre du 6e temps fort du GR2013