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Carole Rey offre une délicieuse parenthèse romantique à l'Espace Léo Ferré...

Le charme des parenthèses

Carole Rey offre une délicieuse parenthèse romantique à l'Espace Léo Ferré... - Zibeline

Le premier spectacle de la saison au Toursky s’est abrité dans la nouvelle salle Léo Ferré, propice à des représentations plus intimistes, tant par la jauge, que par la proximité de la scène avec les spectateurs. C’est en charme et en douceur que débute l’année, même si le titre Parenthèse romantique suggère qu’il s’agit d’une pause… élan avant de commencer ? Paradoxe des débuts… La jeune soprano Carole Rey accompagnée par le piano attentif d’Anja Pechkova, offrait un concert ambitieux qui invitait à un voyage entre les brumes nordiques et la flamme de l’Italie. Avec talent, cette belle artiste invitait le public à la suivre auprès d’auteurs aimés, resituant les œuvres avec simplicité. La voix, très pure, claire et juste, dans un irréprochable tempo, sert avec intelligence et délicatesse le propos, ainsi, les extraits du cycle des Liederkreis de Schumann sur des poèmes d’Eichendorff à propos duquel le compositeur écrivait à sa fiancée « le cycle d’Eichendorff est ma musique la plus romantique et contient beaucoup de toi, Clara chérie ». Suivaient d’autres poètes, Goethe, Matthäus von Colin et Franz von Schober, mis en musique par Franz Schubert, pour la charmante Petite rose de la lande, l’attirance magnifiée des songes de Nuits et rêves ou l’hommage rendu À la musique. Enfin le cycle ‘nordique’ s’achevait avec l’évocation de Peer Gynt de Grieg et La Chanson de Solveig avant la vision Du Monte Pincio italien par le compositeur norvégien. Belle transition pour une seconde partie où troquant la robe de la fée bleue pour un rouge passionné, Carole Rey accordait sa jeunesse à celle de la Giulietta de Bellini (Eccomi in lieta vesta…Oh quante volte) ou une verve mutine pour la piquante Norina du Don Pasquale de Donizetti (Quel guardo il cavaliere…. So anch’io). Avant le Baiser final de Luigi Arditi, quelques romances de salon de Francesco Paolo Tosti esquissaient des paysages napolitains ou des aventures maritimes sans lendemain… Cette artiste généreuse offrait en bis une interprétation pétillante des Filles de Cadix de Bizet. On en redemande !

MARYVONNE COLOMBANI
Octobre 2015

Le spectacle Parenthèse romantique a été donné les 2 et 3 octobre au théâtre Toursky.

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Photos  : copyright Florent Fabrègues

 

 

 

 

 

 


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