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Grande rétrospective Jacques Réattu en Arles, jusqu'au 7 janvier

L’Arlésien

• 16 septembre 2017⇒7 janvier 2018 •
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Grande rétrospective Jacques Réattu en Arles, jusqu'au 7 janvier - Zibeline

Jacques Réattu est à l’honneur avec une grande rétrospective au musée éponyme d’Arles et à la Chapelle Sainte-Anne.

Arles tardait à rendre hommage à ce peintre plus connu par le musée qui porte son nom que pour son œuvre qui l’amena au grand prix de Rome en 1795 ! C’est chose faite avec cette importante rétrospective en deux lieux et un catalogue exhaustif fort réussi (éditions Somogy).

« Arelatensis », « l’Arlésien » c’est ainsi que Jacques Réattu (1760-1833) affirmait à travers sa signature son appartenance à sa ville natale, nonobstant une installation tardive dans les bâtiments de l’Ordre de Malte. Ce néo-classique passé par la Monarchie, la Révolution puis l’Empire, choisit dès son entrée en formation la peinture d’histoire. Le « Grand Genre », suivant les normes académiques, est décliné sous les arcanes révolutionnaires, les références mythologiques ou plus tardivement religieuses. Occupant tout l’espace du musée, le parcours donne à voir de manière chronologique une centaine de peintures mises en parallèle avec des études, et le double de dessins, pour la première fois réunis. Une salle est consacrée entièrement au tableau, monumental et inachevé, La mort d’Alcibiade, dans la pièce qui fut l’atelier du peintre. On appréciera le corpus de dessins, beaux exemples d’« académies » et anatomies, nus masculins, drapés, vues de paysage et diverses propositions de décors pour les théâtres et hôtels de ville de Marseille, Nîmes ou Lyon, le projet pour l’opéra de Marseille davantage baroque ou La toilette de Vénus de facture plus libre.

À la chapelle Sainte-Anne (entrée libre), on découvre un rare ensemble de six grisailles monumentales à la gloire de la Révolution pour le Temple de la Raison de Marseille, peintes à la détrempe et récemment restaurées. La visite peut se compléter avec une petite exposition consacrée à Antoine Raspal, oncle de Réattu, reconnu pour sa figuration de costumes d’arlésiennes et référence encore aujourd’hui dans le monde de la mode. Si l’exposition ne révolutionne pas le genre, elle apparaît didactique et exhaustive, rigoureuse comme l’œuvre de Jacques Réattu. Et il faudra se rendre à l’église de Beaucaire, pour apprécier dans leur contexte architectural, trois tableaux religieux consacrés à Saint Paul, parmi les dernières créations de l’artiste.

CLAUDE LORIN
Novembre 2017

Jacques Réattu, arelatensis – Un rêve d’artiste
jusqu’au 7 janvier
Musée Réattu, Arles

Illustration : La mort de Tatius, 1788, huile sur toile, 114×146 cm, Arles, Musée Réattu


Musée Réattu
10 rue du Grand Prieuré
13200 Arles
04 90 49 37 58
http://www.museereattu.arles.fr/