Van Gogh et Glenn Brown, les deux expositions d'été de la Fondation Van Gogh

Inspirés

• 14 mai 2016⇒11 septembre 2016 •
Van Gogh et Glenn Brown, les deux expositions d'été de la Fondation Van Gogh - Zibeline

Dans la continuité des précédentes, les deux expositions d’été de la Fondation Van Gogh s’attachent à la question du renouvellement de la tradition. Se répondent Vincent Van Gogh et Glenn Brown, notre contemporain.

L’expo attendue
C’est une sélection méticuleusement pensée que nous propose SjraarVan Heugten déjà à la manœuvre pour les deux précédentes, Couleurs du Nord, couleurs du sud et Les dessins de Van Gogh qui traitait des rapports en tradition et modernité. À part l’autoportrait au chapeau de feutre gris, c’est la découverte d’une trentaine de toiles moins connues -des débuts aux derniers moments du peintre- qui se répartissent entre trois grands genres picturaux, le portrait (et le tableau de figures), la nature morte et le paysage principalement. Tout en restant fidèle à ses thèmes et à ses artistes de prédilection, Van Gogh pourra se tourner vers des recherches picturales innovantes. On sait l’importance des changements fondamentaux pour le peintre lorsqu’il bascule du nord de l’Europe pour la France et le sud si proche pour lui du Japon rêvé. On en a ici la démonstration entre l’obscur terreux et les chromatismes rayonnants « outrés » qui suivirent, mais aussi dans le choix de points de vue inhabituels comme son Carré d’herbe (Paris, 1887).

Glenn Brown, The Hokey Cokey, 2016, peinture à l'huile et acrylique sur bronze. Courtesy Gagosian Gallery © Mike Bruce

photo :Glenn Brown, The Hokey Cokey, 2016, peinture à l’huile et acrylique sur bronze. Courtesy Gagosian Gallery © Mike Bruce

Dans cette continuité renouvelée, l’artiste anglais Glenn Brown réactive avec virtuosité les emprunts à l’histoire de l’art que précisent les titres (After…). Peintures, sculptures et dessins. Ces derniers, tantôt surjouent une filiation technique telle celle des trois crayons, ou recouvrent à l’encre de Chine le support synthétique transparent, démultipliant les réseaux d’ il/lisiblité, l’huile sur bois préparée à l’ancienne, parfois sur résine. L’artiste revendique une sorte de « slow peinture » comme existe une slow food, avec méticulosité, jubilation dans les savoir-faire hyper lisses. Ses sculptures sur bronze (hélas protégées de plexiglas), proches des rebuts d’atelier par ses amas de matière colorée, renouvellent le genre dans une sorte de dé-figuration insensée. On enrichira la visite grâce aux deux catalogues respectifs confiés aux éditeurs arlésiens Actes Sud et Analogues.
CLAUDE LORIN
Juin 2016

Van Gogh en Provence
Glenn Brown : « Suffer well »

14 mai au 11 septembre
Fondation Vincent Van Gogh, Arles

photo : © Vincent Van Gogh, Table de café et absinthe, 1887. Van Gogh Museum, Amsterdam (Vincent Van Gogh Foundation)


Fondation Vincent Van Gogh
35 ter rue du Docteur Fanton
13200 Arles
04 90 93 08 08
www.fondation-vincentvangogh-arles.org