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Chronique sur le second numéro de la Revue Gibraltar

Gibraltar deuxième

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Chronique sur le second numéro de la Revue Gibraltar - Zibeline

Il y a quelques mois, nous vous présentions le premier numéro d’un tout nouveau mook semestriel Gibraltar, que son rédacteur en chef Santiago Mendieta était venu promouvoir à Marseille (lire chronique dans Zib’64). Le second numéro est désormais disponible. Cette revue, belle et engagée, garde l’ambition de jeter «un pont entre deux mondes», de croiser les regards sur notre Babel méditerranéenne. Récits, reportages, fictions inédites, bandes dessinées, photographies, illustrations, les entrées sont multiples au fil de ces 180 pages. Les sujets aussi. «Spectres et lumières», annonce Mendieta dans son éditorial. Les spectres, ce sont ceux des conflits passés et de leur poids sur les générations suivantes, sujets de l’important dossier central. Gilbraltar y ressuscite la mémoire de la guerre civile espagnole, du siège de Sarajevo, des années noires de l’Algérie, selon des biais originaux, telle cette évocation du génocide arménien par le truchement d’un émouvant portrait de l’acteur Simon Abkarian. À noter que ce dossier, comme tous les autres sujets, s’accompagne de références chronologiques et bibliographiques. Quant aux lumières, ce pourraient être celles qui brillent dans les yeux des campeurs de la plage sauvage et encore libre (pour combien de temps ?) de Piémanson, près d’Arles, ou dans ceux des résistantes du Kurdistan syrien, en lutte pour la libération de leur peuple, et la leur aussi. À découvrir également, entre autres, le mouvement Slow Food et l’Unité d’habitation d’Air France à Brazzaville : une Cité Radieuse africaine en péril, à protéger de toute urgence.

FRED ROBERT

Novembre 2013

Revue Gibraltar 2, 17 €
Abonnements sur www.gibraltar-revue.com

Santiago Mendieta était présent à Marseille le 15 novembre à la librairie du MuCEM et le 16 au Centre Bourse pour le 22e Carré des écrivains