Pauline Courtin en représentation exceptionnelle à Trets : un temps de bonheur suspendu !

Délices lyriquesVu par Zibeline

• 16 novembre 2013 •
Pauline Courtin en représentation exceptionnelle à Trets : un temps de bonheur suspendu ! - Zibeline

L’église de Nazareth de Trets était comble pour accueillir Pauline Courtin qui faisait l’amitié d’une représentation exceptionnelle, accompagnée superbement par le piano d’Anaït Serekian qui offrit aussi une belle interprétation de la Fantaisie en ré mineur de Mozart. Le programme s’équilibrait entre chant sacré et chant lyrique : sensibilité inspirée du Confutatis du Requiem de Verdi, et du Pro peccatis suae gentis du Stabat Mater de Rossini par la soprano, ou du Vidit suum de Pergolèse et l’Ave Maria de Caccini par le baryton Christian Helmer. Délicieuse complicité des chanteurs dans Mozart ou Verdi ! Ah ! Andiam andiam ! murmurent-ils encore à nos oreilles dans le duo La ci darem la mano de Don Giovanni ! On est séduit par l’expressivité malicieuse du dialogue entre la perspicace Suzanne et Figaro des Nozze di Figaro dans le Se a caso Madama, le charme de l’entrevue de la jeune femme avec le comte qui cherche à la séduire (Crudel perche fin’ora) et qui a traduit ses espoirs dans un superbe Hai gia vinta la causa. C. Helmer était souverain en Don Giovanni dans l’Air du Champagne avant d’endosser le rôle de Leporello dans la récitation du catalogue donjuanesque. Pauline Courtin livrait à un public subjugué l’air de Gilda de Rigoletto (Gualtier Malde) avant le tragique dialogue avec Rigoletto, Tutte le feste…Si vendetta. Airs sculptés dans l’or des voix qui jamais n’oublient le propos, timbres qui s’épousent…et une étonnante capacité à nous faire entrer directement dans chaque univers dès les premières mesures ! Un temps de bonheur suspendu !

MARYVONNE COLOMBANI
Décembre 2013

©-flag’-2013-pour-l’Agence-Artistik

Le récital lyrique a été donné le 16 novembre à Trets