Vu par Zibeline

Dieu est mort au Théâtre du Vieux Balancier, jusqu'au 17 juillet

De la naissance d’une supercherie

• 11 juillet 2015⇒17 juillet 2015 •

Après les attentats de Charlie, réfléchir sur le religieux devient une démarche intellectuelle urgente. Régis Vlachos revient sur les origines de la religion, l’idée de dieu, pour en dénoncer la vaste supercherie avec un texte vivifiant et iconoclaste Dieu est mort. Une Genèse où la lumière refuse absolument d’être vient rencontrer la préhistoire, les figures de la mère bigote, du père absent et veule, l’enfance de notre narrateur, sa fascination pour la mer à marée basse, ses études, ses cours de philo, les réactions de ses élèves… une foule de saynètes s’enchâsse dans une construction à saut et à gambade, sans que les analogies fassent perdre le fil initial : l’arnaque absolue d’une idée de dieu créateur. Serait-ce une blague juive tragiquement prise au sérieux ? La peur et l’ignorance sont les vraies origines de dieu. Il est difficile d’accepter l’idée de hasard, pourtant essentielle à la notion de liberté. Serena Reinaldi met en scène ce texte riche et jubilatoire. Charlotte Zotto (et sa guitare) tient tête à Régis Vlachos qui lit son texte avec une sensible conviction.

MARYVONNE COLOMBANI
Juillet 2015

Dieu est mort, lu du 11 au 17 juillet au Théâtre du Vieux Balancier