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Retour sur la collection de DVD Works & Process Daniel Buren des éditions a.p.r.e.s.

Daniel Buren

Retour sur la collection de DVD Works & Process Daniel Buren des éditions a.p.r.e.s.   - Zibeline

La collection de DVD Works & Process des éditions a.p.r.e.s. dirigées par le documentariste Gilles Coudert, propose de «découvrir et d’appréhender la démarche d’un créateur à travers différentes approches documentaires». Hyber, Kawamata, Hucleux sont notamment au sommaire avec Daniel Buren qui bénéficie d’une réédition. Celle-ci reprend l’édition épuisée de 2002, augmentée de sous-titrages en anglais, de deux films de Gilles Coudert ainsi que de plusieurs documents inédits de l’artiste.  On s’arrêtera en particulier sur One Year of Ballets in Manhattan, performance dans les rues de New York en 1978 (retrouvé dans les archives de son assistant) et Interruption, suite de critiques cinglantes de l’art du moment (1969, galerie Yvon Lambert) sous forme de films diffusés en scopitone, ancêtre du vidéoprojecteur. Le DVD 1, le plus copieux, déploie dix chapitres entre Paris, New York, Baden-Baden, Chicago, dans une chronologie décroissante de 2011 à 1959 (film super-8 de l’artiste au Mexique dans lequel pourrait-on déceler les prémices de son travail à venir, singulièrement son intérêt pour les bandes de tissus ?). Le DVD 2 reprend l’intégralité de la performance Couleurs superposées, Acte XIII, rejouée pour ce documentaire, réalisée à l’occasion de la préfiguration du Centre Pompidou-Metz. Ces 4h de programme auront de quoi aiguiser la curiosité des aficionados comme celle des détracteurs de l’artiste le plus connu des créateurs français vivants dit-on (il est né en 1938). Aussi de quoi ne pas en rester à la polémique des Deux Plateaux. Il y a suffisamment de matière ici pour (re)découvrir et mieux comprendre l’œuvre, la démarche suivant les propos de l’artiste depuis ses débuts – hormis l’aventure BMPT- grâce aussi aux commentaires extérieurs des commissaires, critiques, journalistes, architectes, parfois du public (pas toujours converti et unique représentant de la partie critique). Il ne manque qu’un livret pour donner du lien à l’ensemble.

Pour continuer
On ne ménagera pas sa peine ou son enthousiasme en poursuivant avec une des dernières réalisations de Gilles Coudert à propos d’Exentrique(s), travail in situ (Monumenta, Grand Palais, Paris, 2012), réussi tant dans sa simplicité que par ses qualités didactiques, projeté en présence de l’artiste et du réalisateur à la Pyramide d’Istres dans le cadre de son installation Un bouquet : 5 couleurs moins une, travail in situ qui vient de se clore (lire Zib’65). Cette dernière fait l’objet d’un nouveau projet de DVD, avec une autre œuvre, pérenne, La Grande Diagonale, travail in situ (lire chronique ici) inaugurée en décembre dernier pour le parvis de la nouvelle Cité Administrative istréenne. Last but not least : tout ceci serait à suivre à la lumière des écrits de l’incoercible «in situeur» réédités récemment aux éditions Flammarion/CNAP.

CLAUDE LORIN

Janvier 2014

Works & Process Daniel Buren
a.p.r.e.s. éditions, 25 €