Retour sur la soirée de lancement MP2013 : les Clameurs et autres propositions

Clameurs et lancement

Retour sur la soirée de lancement MP2013 : les Clameurs et autres propositions - Zibeline

Lors de la soirée d’ouverture de MP2013, l’équipe de Zibeline s’est dispersée pour découvrir les diverses propositions.

Au Silo. Marion Rampal et Raphaël Imbert ont choisi Freedom. Dans l’assistance, les élèves des classes orchestre de collèges, avec qui la foule répète pour les mises au point à partir de 18h… À 19h le chant surgit dans l’enthousiasme. Christophe Leloil, qui s’était juché en haut des escaliers, fait jaillir sa trompette, puis le silo s’anime de couleurs, et le feu d’artifice commence !

 

Devant l’Opéra on se presse par milliers ! On chante la-la-la quand le Chœur des pros guide les voix inexpertes : elles n’en manquent pas… de cœur ! Sur le célèbre Libiamo de La Traviata, le son monte vers les étages du bâtiment. Au niveau du sol, loin de la source, on devine un rythme ternaire aux gesticulations du chef… jusqu’au dernier si bémol, aigu, sur lequel on s’égosille !

 

Au Gymnase, pour la Grande Clameur Glamour, Mireilles, imaginée par Nadia Schnock, des femmes mais pas seulement, coiffé(e)s de perruques brunes à la Mireille Mathieu, entrainé(e)s à mimer et chanter Une femme amoureuse. Sur la scène, une dizaine de Mireilles, vêtues de robes ajustées, lèvres écarlates, visage impassible. À 19h, le ballet remarquablement rodé commence et la foule mime de bon cœur la chanson d’amour. À la fin, un BIS imprévu ! En vain ! Tout le monde se met en route jusqu’au bout de la nuit…

A la Villa Méditerranée la clameur était écrite, répétée, créée par le personnel de la région PACA, Michel Vauzelle chantant au premier rang, partition à la main ! Minuté à la seconde, la clameur de Télémaque a résonné comme la mémoire profonde de la mer, et la précision n’a pas bridé l’enthousiasme, juste entre les cornes de brume et la vague de feu…

Un rassemblement très émouvant se tenait côté Mairie, en présence de Marie-Arlette Carlotti, ministre en charge des personnes handicapées. : la Clameur organisée par le Collectif Langues des Signes et Culture Sourde MP2013. Des dizaines de mains se sont tendues pour lancer un bel hommage à Marseille et sa culture ouverte à tous.

Les rangées de l’immense nef de la Major, quatre fois bondées durant la nuit ! Aoidé, oratorio en trois mouvements composé par Alain Aubin, chanté par d’immenses chœurs amateurs mais sacrément pro, qui créent une partition difficile et enthousiasmante, pleine de poésie, riche d’une vraie mémoire de la voix lyrique méditerranéenne…

Sur le Cours d’Estienne d’Orves une immense foule s’amasse dangereusement pour regarder, le nez au ciel, les sublimes funambules du Studio de cirque. Il neige des millions de plumes ! L’immense place, à 20h et à 23h, a dû se boucler pour refuser du monde…

Devant l’Hôtel de Ville, comme ailleurs, une certaine fierté et contre l’attente des pessimistes, une organisation impeccable encadre la marée humaine. À 18h30, seuls les premiers cercles ont pu poursuivre le dialogue potache imaginé par Philippe Carrese avec un maire au balcon. Le do-ré-mi-la-cy-don s’est perdu dans le cri général de 19h. Peu importe, on s’est émerveillé comme des gosses des feux d’artifice qui jaillissaient sur le Panier et le Port. Dieu le père lui même pointait ses doigts de lumière sur la Bonne Mère posée sur un socle bleu.

À Sadi Carnot le bleu glaciaire annonçait un retour de pêche : blocs de glace tronçonnés en direct dans des gerbes d’eau irisées, d’où naissaient gelés et translucides des créatures marines : méduses bleues et vertes, poissons, coquilles Saint Jacques.

Rédaction Zibeline
Janvier 2013

PS : Lire ici l’excellent article de la revue Mouvement sur le lancement.

PPS : La presse parisienne qui se croit nationale ne sait peut-être pas lire un plan ?  Des centaines de Marseillais rassemblés sur la place de l’opéra savaient visiblement se rassembler, et chanter !

 

Idem en langue des signes.