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Vu par Zibeline

Au Château de Servières, le salon international du dessin contemporain Paréidolie a visé le Sud

Cap sur le Sud

• 29 août 2015⇒30 août 2015 •
Au Château de Servières, le salon international du dessin contemporain Paréidolie a visé le Sud - Zibeline

Pour sa deuxième édition, le salon international du dessin contemporain offre aux artistes et aux galeries de l’arc méditerranéen une belle visibilité. Le format de Paréidolie a séduit la galerie Kulte, installée à Rabat au Maroc, qui présente le travail de Mustapha Akrim, Mohssin Harraki, Younes Rahmoun et Chourouk Hriech. Quatre artistes embarqués dans la même aventure, Public Space, initiée par Yasmina Naji : «Le projet a démarré au Maroc en 2014. À Marseille, la galerie fait un rétropédalage dans le temps et les réalisations : ici pas d’œuvres abouties mais des dessins préparatoires et des croquis. J’avais envie de donner au dessin une place différente, plus axée sur la recherche». Une démarche signifiante pour Kulte qui additionne «dans un esprit de coopération, d’innovation et d’expérimentation» une maison d’édition et trois espaces d’art, et a déjà produit 9 objets éditoriaux et 11 expositions en deux ans et demi. Pour la galerie itinérante CulturesInterface, dirigée à Casablanca par Nawal Slaoui, Paréidolie est une vraie opportunité : «J’ai déjà participé à Paris Photo et au Slick Art Fair avec d’autres galeries mais c’est la première fois que je viens individuellement. Je connais Marseille depuis quatre ans et j’ai tissé des liens, notamment avec le MuCEM qui a déjà exposé un diptyque de Mustapha Akrim.» L’artiste, ici en solo show, poursuit sa réflexion autour des problématiques du travail et du manque d’opportunité de son pays dans une série de dessins grattés, en creux, laissant surgir du papier noir un entrelacs de lignes et de traits superposés. Comme si cela ne leur suffisait pas de défendre toutes les deux le travail de Mustapha Akrim, Kulte et CulturesInterface ont également en commun d’œuvrer au Maroc et en Afrique…

Basée à Marseille et bientôt à Londres (voir Zib’87), la galerie Karima Celestin est doublement présente à travers une sélection de vidéos d’artistes (premier essai réussi pour le Screening qui n’a pas désempli) et l’accrochage des œuvres de Massinissa Selmani. «J’ai tout vendu, cela ne m’était jamais arrivé pendant toute mon existence à la galerie !», s’enchante Karima Celestin qui explique ce succès par la qualité des dessins, la participation de l’artiste à la Biennale de Venise et la présence au salon de collectionneurs et d’amateurs d’art. «Je connais son travail depuis de nombreuses années. Ses dessins ont un regard cinématographique : ils sont en mouvement constant et ses personnages sont toujours en action. Il y a un rapport fort entre ses dessins et ses vidéos. Je dis que c’est bien que les artistes soient partout, dans les musées, les galeries et les maisons.»

MARIE GODFRIN-GUIDICELLI
Septembre 2015

Paréidolie s’est déroulé les 29 et 30 août à la galerie du Château de Servières, Marseille 4e

www.pareidolie.net

photo : Yasmina Naji, directrice de Kulte à Rabat sur son stand à Paréidolie, 2015 © Jean-Christophe Lett