Comme le vent de Marco Simon Puccioni et Circles de Srdan Golubovic aux 25es Rencontres Cinématographique de Salon

Au vent des filmsVu par Zibeline

• 27 mars 2015 •
 Comme le vent de Marco Simon Puccioni et Circles de Srdan Golubovic aux 25es Rencontres Cinématographique de Salon  - Zibeline

Au vent des films

Salon. Fort Mistral. Direction Les Arcades. Vendredi 27 mars. 4e jour des 25es Rencontres Cinématographiques. Accueil chaleureux de l’équipe dirigée par Michèle Fraysse. Pas moins de 15 films au programme pour la journée ! Le choix s’avère très difficile, vu la qualité. Pour commencer, deux films nés du réel, Comme le vent de Marco Simon Puccioni et Circles de Srdan Golubovic.

Dans le premier, c’est Armida Miserere, directrice pendant 20 ans des prisons les plus dures d’Italie, en pleine guerre anti-mafia, qui a inspiré Marco Simon Puccioni. Dès les premiers plans floutés, lumière bleu métallique, grilles, on sait qu’une menace pèse sur la femme qui court le long des murs. Cette femme dont le cinéaste suit le parcours, à la fois forte et fragile, blessée à tout jamais par la mort de son compagnon, Umberto Mormile (Filippo Timi), assassiné par la mafia en 1990, est si superbement interprétée par Valéria Golino qu’on en oublie la mise en scène parfois un peu lourde.

Quand Srdan Golubovic a lu l’histoire de Srdjan Aleksic, un soldat serbe qui a sauvé un Bosniaque passé à tabac par des engagés serbes, il a eu envie de faire un film qui pose la question du sens de l’héroïsme. Aleksic, c’est Marko (Vuk Kostic) qui sauve Haris (Leon Lucev) et va le payer de sa vie. Douze ans plus tard, on va suivre, entre Trebinje, Belgrade et l’Allemagne, trois histoires parallèles, celle du père de Marko, Ranko (Aleksandar Bercek), qui reconstruit une église, celle de Nebojsa (Nebojsa Glogovac), le meilleur ami de Marko, un chirurgien réputé, et celle de Haris qui va aider Nada (Hristina Popovic), l’ancienne petite amie de Marko, à échapper à son violent mari. «Quand tu jettes une pierre dans l’eau, des cercles se forment ; ils grossissent. Là, Rien. Quand un homme fait une bonne action, ça ne signifie rien pour les autres», dit l’un des personnages. C’est cette question que pose ce film complexe dont on suit le cheminement avec intérêt jusqu’au dénouement.

Le troisième, La Grâce de Matthias Glasner, pose la question de la culpabilité et du pardon. Vous pouvez lire la critique ici .

Le public de Salon a de la chance de pouvoir découvrir en 8 jours une quarantaine de films aussi divers et intéressants !

ANNIE GAVA
Mars 2015

www.rencontres-cinesalon.org

Photo : Circles de Srdan Golubovic © Memento Films