Pulse, rythmes effrénés, évènements, une belle mouture de Marsatac pour sa 19ème édition

Atterrissage réussi pour le vaisseau MarsatacVu par Zibeline

Pulse, rythmes effrénés, évènements, une belle mouture de Marsatac pour sa 19ème édition - Zibeline

On craignait que la froideur et le gigantisme des lieux affadissent la fête. Cette dernière a trouvé un nouveau cachet. Le rouge dominant comme couleur phare de cette édition illumine la façade années 30 du Grand Palais, dont l’architecture tendance moderniste Art déco s’impose par sa nouvelle prestance. Derrière ce mur intimidant, l’événement hip-hop de cette 19ème édition : la reformation exceptionnelle de la Fonky Family. Le temps de prendre ses repères et ses bières, le public – des curieux comme des inconditionnels qui se sont déplacés pour l’occasion- envahit la salle. Le Rat Luciano, Dj Djel, Don Choa, Sat l’Artificier, Menzo, Fel, personne ne manque à l’appel. Les retrouvailles sont à la hauteur des espérances, de ces dix ans d’absence. Du grand show mais un son calamiteux. Dommage. Le Palais phocéen offre heureusement de meilleures conditions d’écoute. Du pain béni pour la présentation en live de l’album Sirens de Nicolas Jaar. Un concert planant, tout en grâce, exaltateur de sens.

Le lendemain, les Nova Twins assurent un show génial aussi électrique qu’agité à l’accent résolument punk rock. Pendant ce temps, Kid Francescoli réchauffe l’atmosphère du Palais de l’Europe avec sa pop électro toujours plus lounge dont on ne se lasse pas. Vald a moins de scrupules à faire vibrer les murs du Grand Palais. Si on se dit qu’à l’écoute de ses textes, cette nouvelle étoile montante du rap aura bien du mal à concurrencer Bob Dylan pour le Prix Nobel de littérature, elle a le mérite de rassembler et de fédérer dans une folie indescriptible des milliers d’adeptes. Plus tard, Meute fait un effet bœuf, ou comment une fanfare hambourgeoise de cuivres et de percussions à la sauce électro surprend tout le monde… Edifiant ! Rajoutons évidemment Die Antwoord au show singulier et visuellement très réussi, le trio utilisant tout l’espace de la scène, sur les côtés mais aussi en hauteur,  hypnotisant sans mal la foule sur des pulses de rythmes effrénés venus tout droit d’Afrique du Sud.

Thomas Dalicante et Frédéric Isoletta
Juillet 2017

Marsatac a eu lieu les 23 et 24 juin au Parc Chanot, à Marseille.

Photographie : (Marsatac) Nova Twins © Marie Kemacklon