Retour sur «L’art et l’école en dialogue», conversation publique organisée à La Friche

ConversationVu par Zibeline

• 19 février 2014 •
Retour sur «L’art et l’école en dialogue», conversation publique organisée à La Friche - Zibeline

Le 19 février à la Friche la Belle de Mai, à l’occasion des représentations de La Trilogie de Franck par la compagnie l’Entreprise, une conversation publique était organisée sur le thème de «L’art et l’école en dialogue», pour commencer quelque chose et pérenniser des échanges entre l’école et l’art. C’est Nathalie Cabrera, responsable des actions de participation à Marseille Provence 2013 qui l’a animée. Elle est à l’origine de la création du spectacle La Table du fond en collège en 2006, expérience que nous a présentée son initiateur, François Cervantes. Retourné sur les bancs de l’école en 1996, il a crée dix ans plus tard La Table du fond pour mieux comprendre le processus de l’apprentissage, la salle de classe étant le lieu de la fiction et celui de la représentation. D’autres intervenants ont évoqué leurs expériences. Philippe Delaigue, auteur, metteur en scène, directeur du département «acteurs» de l’ENSATT a parlé de Cahier d’histoires, projet qu’il a initié à Alès (et qui a beaucoup tourné dans la région depuis, à Port-de-Bouc, Martigues, Briançon…) : des «commandes» passées à des artistes autour de thématiques précises pour des représentations et des échanges dans les lycées, projet qu’il développe aussi au Maghreb et en Afrique de l’Ouest. Didier Abadie, directeur de l’ERAC, a évoqué l’intervention de ses étudiants-acteurs dans des lycées professionnels. On a pu assister aussi à des extraits de La table du fond, joués par des élèves acteurs, ainsi qu’à un extrait du superbe Nous, Princesses de Clèves de Régis Sauder (voir Zib 27).

À partir de ces expériences, la deuxième partie de l’après-midi a été consacrée à des échanges autour de la place à l’école pour l’art : comment (re)créer le lien avec le milieu enseignant ? Malgré le contexte peu favorable, que peut-on faire quand on sait que l’art est un moyen de comprendre le monde, et que le rapport à l’art est fondamental pour les jeunes, comme l’a rappelé la philosophe Joëlle Zask ?

On peut se demander pourquoi les représentants de l’action culturelle de l’Éducation Nationale, invités, n’ont pas jugé bon de participer à cette conversation publique qui a permis de faire le point sur cette question essentielle.

ANNIE GAVA
Mars 2014

Photo : La-Table-du-fond-c-Christophe-Raynaud-de-Lage

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